Fondamentaux, prix et inflation

Octobre 2021

Les fondamentaux du crédit penchent encore du bon côté grâce à l’amélioration des bilans et des données sur l’exploitation des entreprises. Au troisième trimestre, les sociétés ont réussi à dégager une croissance de leur chiffre d’affaires et de leurs bénéfices supérieure aux prévisions, soutenues par l’embellie macroéconomique persistante. Nous croyons toujours que l’endettement global continuera à décliner. Les entreprises ont maintenu l’accent sur l’assainissement de leur bilan au lieu d’accroître de façon musclée leurs acquisitions, leurs rachats d’actions et leurs dividendes. Ensemble, les tendances des bilans et de l’exploitation devraient donner lieu à d’autres révisions à la hausse des notations au cours des prochains trimestres, surtout chez les joueurs qui cherchent à retrouver leur note prépandémie.

Alimentées par le raffermissement des fondamentaux, les primes de risque des obligations de qualité sont demeurées confinées dans une fourchette étroite depuis le début du deuxième trimestre. Les évaluations se situent près de leurs niveaux les plus élevés jamais enregistrés. Pourtant, les primes de crédit ne devraient pas grimper à court terme, selon nous, ou du moins, pas de façon durable. Après avoir piétiné pendant la majeure partie de l’année, le marché canadien du crédit a devancé son homologue américain le mois dernier. Nous restons à l’affût des occasions découlant notamment des changements des profils de crédit, car l’absence de volatilité a limité les bonnes affaires sur le plan de la valeur relative.

Nos portefeuilles surpondèrent les secteurs qui, à notre avis, fourniront des rendements supérieurs à court terme en raison de la réouverture de l’économie. Nous privilégions la finance, les télécommunications, l’immobilier et les émetteurs notés BBB en général. Nous avons une préférence pour les titres échéant dans 5 à 7 ans. Ils sont plus attrayants et nous pouvons tirer un meilleur parti de l’effet de glissement le long de la courbe des taux. Lorsque nous le jugeons approprié, nous engrangeons des profits en passant à la caisse des titres dont les évaluations nous semblent près de leur sommet.

Nous continuons de penser que les rendements des émissions d’État ont de bonnes chances de monter d’ici la fin de l’année et en 2022. Par conséquent, nous conservons une faible duration tant sur une base absolue que par rapport au repère. Même si les craintes inflationnistes risquent d’exercer des pressions sur les rendements et de s’intensifier à mesure que l’économie se remet en marche, il y aura sans doute des périodes où de puissants mouvements seront observés sur les marchés. D’ailleurs, au moment de la rédaction du présent commentaire, les dernières variations des rendements reflétaient des attentes selon lesquelles la Banque du Canada donnerait plus de cinq tours de vis d’ici septembre 2022. À notre avis, c’est beaucoup, surtout quand on compare avec les hausses de taux anticipées aux États-Unis.

Conclusion

Compte tenu de l’évolution des rendements des obligations d’État, les possibilités de placement s’avèrent plus intéressantes aujourd’hui sur le marché des titres à revenu fixe. Les investisseurs en profitent pour acheter des obligations de sociétés de qualité, surtout des titres à court terme, à des rendements globaux qu’on n’avait pas vus au pays depuis bien avant la pandémie. Nous prévoyons qu’ils manifesteront un engouement encore plus vif pour les titres de sociétés à brève échéance quand les anticipations de croissance ou d’inflation marqueront une pause.

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