Tour d’horizon de mi-année

Juillet 2022

 

Le deuxième trimestre tirant à sa fin, nous pouvons regarder dans le rétroviseur et constater que le marché des obligations de sociétés a connu l’un des pires débuts d’année depuis des décennies. Tant les rendements des obligations gouvernementales que les primes de risque des émissions de sociétés ont augmenté, initialement en raison des craintes inflationnistes et géopolitiques accrues. Plus récemment, c’est le risque de crédit qui a suscité beaucoup d’inquiétudes. Le dernier accès de volatilité, qui a commencé en juin, s’est manifesté quand les investisseurs se sont mis à envisager une possible récession dans les douze mois à venir, vu les mesures fermes prises par les banques centrales pour ralentir l’activité économique dans leur lutte à l’inflation. Bien que les probabilités de survenue d’une récession ont augmenté, nous ne sommes pas convaincus qu’elle aura lieu. Lorsque nous tentons de prévoir quand se produira un ralentissement économique, ainsi que sa gravité, de nombreuses questions restent à évaluer. À l’avenir, nous viserons principalement à équilibrer les risques macroéconomiques fondamentaux et les risques propres aux sociétés dans lesquelles nous investissons tout en restant à l’affut des occasions qui se présentent lorsque des entreprises cherchent du financement.

Les fondamentaux des entreprises demeurent soutenus par des bilans et des profils de liquidité sains, les efforts de consolidation des finances mis en œuvre depuis la pandémie continuant de porter leurs fruits. Cela étant dit, les tensions causées par la montée de l’inflation mettront les marges à l’épreuve. Nous attendons les deux prochaines périodes de déclaration des bénéfices pour mieux comprendre la trajectoire des pressions sur les coûts et de la rentabilité en général. Quoi qu’il en soit, nous pensons que les entreprises encaisseront mieux le ralentissement que lors des cycles précédents et que les défaillances demeureront peu fréquentes.

Le marché des nouvelles émissions de qualité a su résister à l’humeur fluctuante des investisseurs en ce qui a trait au risque. Durant les périodes de volatilité excessive, les investisseurs se sont montrés fermés à l’idée d’assumer plus de risque de crédit, mais récemment ils ont accepté de le faire, moyennant des concessions. Hormis en temps de récession, nous pouvons difficilement nous rappeler un marché lors duquel les investisseurs ont exigé et obtenu des concessions pendant une aussi longue période. Les émissions des banques ont été à l’origine de la majorité des entrées de fonds sur le marché. Les entreprises des secteurs autres que la finance n’ont mis en circulation que peu de titres, ce qui a aidé à faire diminuer la volatilité.

Les primes de risque se rapprochent des sommets observés depuis la grande crise financière, hors des périodes de récession. Ils correspondent à environ la moitié des niveaux habituellement atteints lors de récessions. Dans l’ensemble, les rendements totaux sont attrayants vu la hausse des taux des obligations d’État et des primes de risque des obligations de sociétés. Malgré le manque de tonus général du marché, on a observé des regains marqués d’appétit pour le risque quand les investisseurs percevaient une amélioration des fondamentaux macroéconomiques ou des ventes à découvert. Les émissions des sociétés financières sont celles qui affichent les plus importantes primes de risque vu leur fort volume. Par conséquent, ce secteur présente une valeur relative intéressante du point de vue historique.

Le portefeuille surpondère toujours les obligations de sociétés. Le changement abrupt d’humeur sur les marchés ainsi que le revirement des évaluations nous portent à croire qu’à court terme, les prix reflètent beaucoup de faiblesse. Cela étant dit, si les fondamentaux ne s’améliorent pas de manière considérable, nous profiterons de reprises pour mettre l’accent sur la réduction du risque. Nous avons tiré parti d’évaluations attrayantes en relevant notre participation aux émetteurs de grande qualité, y compris les sociétés financières. La duration du portefeuille s’est allongée, car les rendements sont intéressants et devraient jouer un rôle de stabilisation si un recul de plus grande envergure se concrétisait.

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