QUESTIONS DE CRÉDIT
Sur le qui-vive
Février 2022
Au commencement de l’année, nous avions prévu que 2022 serait plus volatile. Or, le mois de janvier a dépassé nos attentes. En effet, les actifs risqués ont connu un début d’année difficile vu les inquiétudes entourant l’inflation, l’amorce du cycle haussier des banques centrales et l’incertitude qu’entraînent la diminution des liquidités sur le marché, en raison de la fin des achats d’actifs, ainsi que la réduction du bilan de la Réserve fédérale américaine. Comme nous n’avons pas assisté à un cycle prolongé de relèvement des taux d’intérêt par les banques centrales depuis la crise financière mondiale, ce mouvement, et le rééquilibrage du marché qui l’accompagne, prendra un certain temps.
Les obligations de qualité ont dépassé haut la main les actions. Malgré l’accroissement des primes de risque à leur niveau le plus élevé de l’année dernière, l’activité demeure ordonnée, sans vent de panique ni ventes forcées. Les nouvelles émissions ont excédé la moyenne mensuelle historique. De plus, les concessions ont augmenté de concert avec la volatilité, ce qui a souvent entraîné une réévaluation des marchés secondaires. Aux États-Unis, les achats ont repris à chaque période d’accalmie, tandis qu’au Canada, les investisseurs ont continué à faire preuve de prudence. Les titres à court terme ont suscité un engouement, les rendements globaux supérieurs ayant attiré les acheteurs.
Pourquoi ce calme relatif ?
Des vents favorables soufflent toujours sur les marchés du crédit :
- Nous ne prévoyons pas de récession dans un proche avenir.
- Les fondamentaux des sociétés demeurent solides.
- L’habituel réendettement a été retardé en raison de la pandémie.
- Les bénéfices poursuivent leur ascension.
- Les marges restent saines, malgré les pressions sur les coûts.
- Le contexte de l’offre et de la demande s’est ajusté, tenant compte de la volatilité accrue.
- Les nouvelles émissions ont diminué, les turbulences boursières ayant augmenté.
- Les flux de capitaux étrangers ont continué à soutenir le marché, les investisseurs étant attirés par des rendements globaux plus élevés.
Quand acheter (pas de « si » ici)
Même si nous continuions à croire que les obligations de sociétés surpasseront celles d’État au cours de l’année, nous n’y avons pas accru notre participation de manière énergique ce mois-ci, car nous pensons que les primes de risque devraient monter à court terme. Les émetteurs iront probablement de l’avant avec le calendrier d’émissions, tentant de devancer la hausse des rendements, en particulier vu le nombre grandissant de fusions et acquisitions. En outre, nous attendons de voir une confiance accrue dans la trajectoire des taux d’intérêt et la mesure dans laquelle les liquidités peuvent être drainées des marchés des capitaux. Ce dernier point prendra du temps à se concrétiser.
Nous allouons nos capitaux en tenant compte des éléments suivants :
- Nous nous assurons de placer nos billes là où nous y gagnons au change. Dans le marché actuel, les entreprises les plus disposées à payer des primes plus élevées sont celles ayant besoin d’émettre des titres de créance, par exemple dans le cadre de récentes fusions et acquisitions, comme Rogers Communications.
- Nous ajoutons des placements plus susceptibles de résister à une hausse des rendements, par exemple des titres hybrides qui se situent au bas de la structure de capital et qui présentent un écart de crédit suffisamment grand pour mieux contrebalancer les augmentations de rendement.
Les portefeuilles continuent à privilégier les actifs à faible duration, car les primes de risque n’ont pas monté de manière assez importante pour prolonger les échéances.
Au cours des prochains mois, nous accorderons une attention particulière aux facteurs macroéconomiques et à l’évolution des liquidités, tant sur le plan du marché que de l’accès aux capitaux, afin de nous assurer que la base même de notre positionnement reste intacte.
Domenic Bellissimo
MBA, CFA Vice-président et gestionnaire de portefeuille Placements à revenu fixeRevenu fixe
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