On the Money

 

Placements ESG : la manière Dynamique

14 avril 2021

Jim Morris, chef de la gestion des placements, et Dan Yungblut, chef de la recherche, guident la société en ce qui concerne l’évolution des placements qui satisfont à des critères environnementaux, sociaux et liés à la gouvernance (ESG). Ils discutent des diverses façons de tirer parti des stratégies ESG et des occasions qui en découlent.

PARTICIPANTS

Mark Brisley
Directeur général et chef, Fonds Dynamique

Jim Morris
Chef de l’exploitation, Gestion d’actifs 1832 S.E.C.

Dan Yungblut
Vice-président et chef de la recherche, Gestion d’actifs 1832 S.E.C.

PRÉSENTATION

Mark Brisley : Vous écoutez On The Money de Fonds Dynamique, une série de balados qui vous donne accès à certains des portefeuillistes les plus aguerris en gestion active ainsi qu’à des maîtres à penser dans le domaine de la finance. Lors de nos rencontres, nous posons à nos invités des questions pertinentes afin de connaître leur point de vue sur la conjoncture et de recueillir leurs conseils sur la manière de composer avec le contexte actuel.

Bonjour, je suis Mark Brisley. Bienvenue à ce nouvel épisode de la série On The Money de Fonds Dynamique. Nous parlerons aujourd’hui d’un sujet qui transforme le secteur de la gestion de placements. Il ne touche pas seulement qu’un produit ou une structure, il s’inscrit dans notre conscience sociale et influence nos décisions professionnelles. De plus en plus, les investisseurs tiennent compte des facteurs environnementaux, sociaux et liés à la gouvernance, les facteurs ESG, dans leur analyse des activités des sociétés dans lesquelles ils investissent. Les gestionnaires de placement quant à eux s’activent à établir une infrastructure qui leur permet d’intégrer les facteurs ESG dans l’analyse de leurs placements.

La demande de placements ESG se renforce avec l’émergence de plusieurs mouvements de fond, que l’on pense aux changements climatiques ou aux troubles sociaux. Nul doute que la pandémie favorise les discussions sur les liens entre le développement durable et le système financier. C’est pourquoi les sociétés de placement sont pressées de se doter d’un cadre de placement qui tient compte de la durabilité.

Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle tendance. Les gestionnaires d’actif en parlent depuis un bon moment déjà et adaptent leurs activités en conséquence. Nous savons maintenant que les placements bons pour l’environnement et la société ne se font pas au détriment du rendement. La pandémie de COVID-19 pourrait être un moment décisif pour les placements ESG, car elle fait évoluer les valeurs de la société. Peu importe combien de temps nous devrons composer avec les défis auxquels nous faisons face ou les traces qu’ils laisseront, nous continuerons heureusement à parler des facteurs ESG.

Pour en discuter, j’ai le plaisir d’accueillir Jim Morris, chef de l’exploitation et de l’équipe de placement, ainsi que Dan Yungblut, chef de la recherche et président du comité des placements ESG de Fonds Dynamique et de Gestion d’actifs 1832. Tous les deux sont responsables de mener notre société vers l’adoption de ces nouvelles pratiques de placement. Je vais poser la première question à Dan. Il est important de faire la distinction entre l’investissement socialement responsable et les placements ESG. Pouvez-vous nous expliquer les deux concepts, leurs effets sur l’investissement, la façon de les distinguer et leurs caractéristiques communes?

Dan Yungblut : En effet, le sujet est assez complexe, mais nous tenterons d’y voir plus clair. L’expression « placements ESG » en couvre large. Elle indique que la démarche d’investissement devrait au moins tenir compte des facteurs ESG. Elle peut s’appliquer à une panoplie de produits différents, mais bien souvent, les objectifs de placement s’inscrivent tout de même dans le cadre du traditionnel profil risque-rendement.

Ainsi, les fonds qui prennent en considération les critères ESG visent avant tout à fournir un ratio risque-rendement adéquat aux investisseurs. Les placements socialement responsables ou l’investissement responsable désignent quant à eux une catégorie de placements ESG dont l’objectif repose également sur des critères autres que financiers comme les conséquences sociales. Il ne s’agit pas ici de renoncer au rendement, mais d’accepter qu’il puisse être inférieur. Il est donc préférable d’équilibrer le profil risque-rendement en fonction du nouvel objectif et d’accepter une telle éventualité.

L’investissement à retombées sociales est un autre sujet dont on entend souvent parler. Il s’agit d’une catégorie encore plus précise qui regroupe les placements dans des projets qui ont des retombées concrètes sur la société. Ça peut être un projet dans lequel on souhaite investir et pour lequel le risque-rendement peut être un facteur secondaire. Toutes ces approches tiennent compte de critères ESG, mais les deux dernières sont plus ciblées. Elles se distinguent essentiellement en fonction des objectifs de placement.

Mark Brisley : La quantité d’informations sur le sujet qui se rend maintenant jusqu’aux investisseurs et au grand public est phénoménale. Nous sommes bombardés de partout, en ligne, dans les médias, mais il faut se méfier de la désinformation et choisir nos sources d’information. Selon vous, quelles sont les fausses informations qui circulent le plus au sujet des facteurs ESG et comment les investisseurs peuvent-ils y voir clair?

Dan Yungblut : Ce n’est pas si simple. Il faut se renseigner. Il existe tout un éventail de facteurs ESG et on ne peut les comprendre qu’après avoir effectué une analyse approfondie des entreprises. Il est important de souligner que les facteurs et les notations ESG comportent un degré élevé de subjectivité. Les gens peuvent avoir des opinions très variées au sujet des enjeux sociaux et de ce que constituent les bons et les mauvais comportements à cet égard. Les gestionnaires d’actif peuvent avoir des points de vue divergents pour ce qui est de déterminer les bonnes pratiques en matière de gouvernance. Même lorsqu’il est question d’environnement, il est difficile d’obtenir un consensus dans toutes les tranches de la société. Il faut ainsi en tenir compte dans l’analyse des notations ESG.

Il existe une multitude de fournisseurs de cotes ESG et de notations d’entreprises, et leur approche comporte une énorme part de subjectivité. Les notations d’entreprises peuvent être très différentes selon le fournisseur. Les cotes ESG ne peuvent en aucun cas être considérées comme une illustration de la qualité d’un placement, sans compter qu’elles varient peu. Il est important de comprendre la signification des cotes ESG. Elles ne sont pas le reflet de la performance de l’entreprise dans son ensemble, mais plutôt un des indicateurs dont il faut tenir compte aux fins de l’analyse.

Les investisseurs peuvent aussi aborder la question des placements ESG sous différents angles. Il existe une multitude d’approches qui peuvent être regroupées sous deux stratégies. Tout d’abord, les investisseurs doivent déterminer quels sont leurs objectifs. Souhaitent-ils que l’économie soit moins dépendante des combustibles fossiles pour contribuer à la réduction des émissions de carbone? Ont-ils à cœur de promouvoir la diversité ou d’autres progrès sociaux? Une fois les objectifs établis, il est temps de trouver la meilleure façon de les atteindre.

Pour ce qui est des produits de placement, on peut tout simplement choisir un fonds qui exclut tous les producteurs de combustibles fossiles. C’est une façon de couper les vivres à ces entreprises qui pourrait vous plaire. Vous pourrez ensuite investir votre argent ailleurs. Une autre façon d’atteindre votre objectif pourrait consiste à investir dans des entreprises qui contribuent à réduire les émissions de carbone. Vous pourriez juger par exemple que pour faire bouger les choses, mieux vaut miser sur des entreprises qui développent des énergies renouvelables ou sur une société productrice d’énergie qui investit dans les technologies de capture de carbone.

Ces deux approches diffèrent, mais peuvent être utilisées de concert en combinant divers produits. Je crois que les investisseurs doivent déterminer la meilleure façon d’atteindre leur objectif et de choisir les produits qui leur permettront d’y arriver. Ça prend du travail et de la réflexion. Il faut pousser l’exercice plus loin que d’investir tout simplement dans un fonds ESG parce qu’on a l’environnement à cœur.

Mark Brisley : Un investisseur qui souhaite que ses placements reflètent ses valeurs devrait ensuite, selon vous, faire un choix parmi le vaste éventail de produits axés sur des stratégies et des occasions de placements ESG. Comment l’aider à y voir plus clair?

Dan Yungblut : Encore une fois, il est très important de les renseigner et de les encourager à aller chercher de l’information sur les caractéristiques et les approches en matière de placement ESG. Déterminez quels gestionnaires d’actif reconnus pour offrir des produits utilisent chacune des approches. Il n’existe pas de solution universelle en ce qui a trait aux produits ESG, mais il faut d’après moi définir quelques concepts, notamment celui de l’intégration des critères ESG. Comme je l’ai mentionné, il s’agit d’un terme générique qui a pour but de rappeler aux investisseurs l’importance de tenir compte de l’ensemble des facteurs ESG et de les intégrer.

C’est important, car les investisseurs analysent habituellement le chiffre d’affaires, les marges et le résultat net pour établir la valeur d’une entreprise. De plus en plus, les investisseurs tiennent aussi compte de sa feuille de route en matière de santé et sécurité, de relations de travail, de respect des règles environnementales, tous des risques non financiers qui peuvent être des indicateurs de durabilité des revenus. On ne parle plus seulement d’intégrer les facteurs ESG, on parle de facteurs qui ont une incidence sur la valeur à long terme du titre et qui favorisent les intérêts supérieurs de la société. L’intégration des ESG représente simplement une façon pour les investisseurs de s’assurer qu’ils tiennent compte de l’ensemble de ces enjeux.

Une autre façon d’aborder le sujet consiste à miser sur les placements thématiques. Ce type de placement cible des enjeux précis comme la transition vers une énergie faible en carbone, les emballages, la diversité, etc. Par exemple, le Fonds évolution énergétique Dynamique privilégie les sociétés qui contribuent à la réduction des émissions de carbone ou qui produisent des énergies renouvelables.

Quant aux règles de placement fondées sur les exclusions, elles font en sorte que le portefeuille ne contient aucune entreprise qui exerce un certain type d’activités, comme des producteurs de pétrole provenant des sables bitumineux ou des fabricants de tabac ou d’armes. Une fois ces sociétés éliminées, le portefeuille ressemblera aux produits qui sont investis dans les autres secteurs. L’investissement à retombées sociales, dont nous avons déjà parlé, permet de contribuer à un petit projet au sein d’une collectivité, par exemple. Ce type de projet nécessite habituellement des investissements moins élevés et a simplement pour but d’atteindre un résultat concret.

Une autre stratégie dont on entend souvent parler est l’engagement de la part des actionnaires qui cherchent à interpeller les équipes de direction et à influencer les décisions à l’aide de leur vote par procuration. Les cinq approches présentées peuvent être utilisées conjointement et faire partie de divers produits de placements ESG. Répétons-le, il n’y a pas de solution universelle. Les investisseurs doivent réfléchir aux valeurs qui leur tiennent à cœur et à la façon dont ils peuvent contribuer à améliorer la société. Ils pourront choisir des produits qui intégreront certaines de ces approches en fonction de la manière dont ils veulent investir leur argent et le faire fructifier.

Mark Brisley : Vous avez bien expliqué la distinction entre les deux approches. Jim, de nombreuses discussions ont eu lieu l’année dernière à propos de la pandémie, qui aurait accéléré les changements de thèmes et les tendances. Avec Dan, nous avons discuté des diverses stratégies de placement que peuvent adopter les investisseurs. Nous n’avons toutefois pas parlé des gestionnaires de placement qui peuvent les aider à investir et de la manière de les choisir.

Les gestionnaires d’actif suivaient de près la tendance bien avant qu’elle n’accélère récemment. J’aimerais savoir pourquoi les investisseurs devraient comprendre la stratégie utilisée par leurs gestionnaires d’actif pour intégrer les facteurs ESG dans leur approche et leur processus de placement.

Jim Morris : En effet, c’est un élément dont il faut tenir compte. Comme Dan l’a mentionné, les investisseurs doivent se renseigner sur les produits qui leur sont offerts, mais également sur la façon dont l’équipe de placement ou le gestionnaire de portefeuille s’acquitte de son mandat. Vous avez raison de dire que les gestionnaires d’actif sont nombreux à suivre la tendance depuis un moment déjà. Plusieurs tiennent compte de risques non financiers liés aux facteurs ESG dans leur analyse fondamentale, qu’on parle de performance en matière de santé et sécurité dans une usine, l’environnement, ou de questions sociales. La connaissance de ce type de risques a toujours fait partie du processus de diligence raisonnable des gestionnaires actifs.

On s’entend toutefois pour dire que les enjeux environnementaux et sociaux retiennent de plus en plus l’attention, surtout depuis un an. Pour répondre à votre question, je crois qu’il est important que les investisseurs comprennent comment les équipes de placement gèrent les fonds. Malheureusement, certains gestionnaires ne poussent pas la recherche assez loin. Mieux vaut vérifier que le mandat du produit est conforme à ce qui est annoncé. Assurez-vous de bien comprendre les stratégies utilisées pour exécuter le mandat. De plus, vous devriez avoir la certitude que l’équipe de placement gère le fonds en fonction de son objectif.

Pour reprendre les mots de Dan, les facteurs ESG couvrent large. Il existe une myriade de produits et d’approches de placement. C’est pourquoi il est important de connaître le produit dans lequel on investit ainsi que l’équipe de gestion de portefeuille qui gère le placement, car on devrait savoir comment ils s’y prennent.

Dan Yungblut : Oui, et j’aimerais revenir sur la question de la fiabilité et de l’intégrité que Jim a abordée au sujet de la stratégie employée par le gestionnaire d’actif pour intégrer les facteurs ESG. Il faut s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une simple mascarade écologique, pour reprendre une expression souvent utilisée, et que le gestionnaire s’est doté d’une solide structure. Nous avons passé plusieurs années à mobiliser des ressources considérables, à effectuer des recherches approfondies et à faire du travail d’éducation pour bâtir une infrastructure qui nous permet d’intégrer pleinement les facteurs ESG à notre processus et faire en sorte qu’ils soient pris en compte dans les décisions de placement.

Certains gestionnaires d’actif du secteur mettent en place des équipes de recherche et de placement soi-disant spécialisées dans les aspects ESG. Peut-être sont-elles spécialisées, mais souvent elles accueillent de plus en plus d’employés sans expérience qui ne sont pas responsables des décisions de placement et qui ne connaissent pas très bien les entreprises avec lesquelles leur équipe entretient des discussions. Je me demande alors s’il ne s’agit là que d’une opération de marketing et je m’interroge sur leur capacité à intégrer pleinement les facteurs ESG dans leurs décisions de placement.

Dès le départ, à Gestion d’actifs 1832 et à Fonds Dynamique, nous avons formé un comité des placements ESG. Nous avons fait en sorte qu’il se compose de membres de la haute direction et de gestionnaires de portefeuille chevronnés qui participent à la prise de décision dans chacune de nos équipes. Les membres du comité sont ainsi responsables de la prise de décisions et de l’intégration des facteurs ESG. Ainsi, leurs décisions tiennent compte des facteurs ESG et de leur importance. Ils choisissent les facteurs qui feront l’objet de discussion avec les équipes de direction des entreprises, veillent à ce que notre point de vue soit entendu et font le suivi à cet égard.

Je le répète, le travail ne doit pas se faire uniquement sur les produits, mais aussi auprès des investisseurs. Il est important qu’ils se renseignent et qu’ils réfléchissent à ce qui leur tient à cœur. Il faut vérifier que le gestionnaire d’actif responsable des produits et ses partenaires aient la capacité de s’acquitter de leur mandat conformément à ce que les clients attendent.

Mark Brisley : De quelle façon nous distinguons-nous de nos concurrents au chapitre de la recherche ESG? Pouvez-vous nous présenter la structure sur laquelle nous travaillons depuis un certain temps?

Jim Morris : J’éviterais de parler de nos concurrents, car ils sont probablement trop nombreux. Je vais plutôt parler de notre travail. Comme Dan l’a mentionné, nous avons un comité des placements tenant compte des facteurs ESG qui compte notamment des membres chevronnés de notre équipe de placement et des gestionnaires de portefeuille. Dan a soulevé un bon point au sujet de notre structure. Nous avons décidé de ne pas confier la recherche sur les ESG à une autre équipe, mais de l’intégrer au cœur même de notre processus de recherche. Ça fait une grande différence.

De plus, à Gestion d’actifs 1832 et à Fonds Dynamique nous utilisons une approche fondamentale pour gérer les placements de façon active, et non passive. C’est pourquoi nous avons notre propre service de recherche exclusif. Au cours des dernières années, nous avons beaucoup investi pour accroître notre capacité de recherche à l’échelle des secteurs, des catégories d’actif et des régions. Nous pouvons ainsi la mettre à profit dans tous nos mandats, qu’ils soient généraux ou axés sur des critères ESG. La recherche représente une étape importante de notre processus.

Nous utilisons aussi des recherches ESG externes qui s’ajoutent à celles que nous réalisons à l’interne pour appuyer nos décisions. Leur qualité peut varier, mais les recherches de tiers qui servent à attribuer une note à la performance ESG des entreprises et des titres nous sont utiles et nous donnent une autre perspective. Les mandats ou produits à gestion passive sont parfois gérés en partie en fonction de ces cotes ESG.

Nous considérons que l’intégration de l’ensemble de nos fonctions de recherche nous procure un avantage. Notre chef de la recherche, Dan, dirige notre comité des placements ESG et veille à ce que notre approche à l’égard des facteurs ESG soit appliquée à l’ensemble de notre processus de recherche. Les gestionnaires de portefeuille des autres sociétés sont plus axés sur le marketing et moins sur la gestion continue des processus au sein des équipes de placement. C’est un élément important qui nous distingue de nos concurrents.

Mark Brisley : Nous reviendrons sur la gestion active et passive, mais j’aimerais d’abord parler de diversité et d’inclusion, des éléments importants à considérer. Il est plutôt décevant qu’il ait fallu certains événements comme la pandémie pour nous faire réaliser l’importance de ces éléments même si le sujet était déjà une source de préoccupation. Jim, pouvez-vous nous parler de l’importance de la diversité et de l’inclusion dans les entreprises et dans le cadre des principes ESG, de même que des mesures prises par notre société à cet égard?

Jim Morris : Les événements qui se sont produits au cours de la dernière année ont été marquants et ont permis de sensibiliser les gens à certains enjeux sociaux. De notre côté, nous nous intéressons à la diversité et à l’inclusion depuis plusieurs années et nous cherchons à réaliser des progrès à ce chapitre. Précisons que la diversité est une mesure et que l’inclusion est une action. Au cours des dernières années, nous avons mis en œuvre des initiatives visant à promouvoir la diversité et l’inclusion dans notre culture d’entreprise. Nous avons établi des programmes de mentorat et augmenté le nombre de projets visant à perfectionner les employés qui présentent un fort potentiel.

Nous avons instauré dans nos équipes de placement un programme de rotation des analystes qui tient compte de la diversité et qui constitue une occasion de former la prochaine génération d’investisseurs. Le comité responsable de la diversité et de l’inclusion est à la disposition de toute l’équipe de Gestion d’actifs 1832 et non uniquement de l’équipe de placement. L’objectif est d’envoyer un message fort au sujet de notre engagement, d’attirer encore plus l’attention sur la question et d’en faire la promotion de façon à réaliser des progrès. Il s’agit d’un travail de longue haleine.

Nos progrès, car nous en avons fait, représente notre motivation à continuer. La diversité de notre équipe de placement est importante pour nous. Les membres de notre équipe proviennent de 15 pays différents et parlent autant de langues. En fait, presque la moitié de notre équipe parle deux langues. La diversité est un avantage à notre avis.

Elle nous permet d’améliorer nos résultats globaux de placement. Nous la voyons toutefois sous plusieurs angles, comme la diversité des sexes, des races, des religions, des orientations sexuelles. Nous croyons qu’une équipe composée de membres qui ont des parcours différents est une force, car elle renferme en plus une diversité de points de vue et d’expériences. C’est le cas de notre équipe.

On y compte un ingénieur qui a travaillé pour un fabricant d’automobiles, un ancien gestionnaire d’usine d’acier, un géologue, un concepteur de puces informatiques, des professionnels de l’immobilier. Une telle diversité d’expérience a énormément de valeur à nos yeux, car elle enrichit les discussions et les débats de diverses perspectives sur les marchés et les titres. Nous sommes convaincus que nous pouvons ainsi offrir de meilleurs résultats à nos clients − notre priorité. Nous espérons continuer à bâtir une culture inclusive afin qu’un jour, nous n’ayons plus à lancer des initiatives, car nous aurons atteint cet objectif, non seulement dans notre organisation, mais dans l’ensemble de la société. Cette façon de faire s’inscrit dans notre mission.

Mark Brisley : Comme Jim l’a mentionné, nous sommes une société de placement à gestion active. Toutefois, nous avons souvent tendance à vouloir choisir entre une stratégie de gestion active et une passive pour atteindre un objectif de placement. Les facteurs ESG viennent ajouter une autre dimension. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet?

Dan Yungblut : Comparons les deux styles de gestion de placement. La gestion passive repose sur la théorie d’efficience des marchés. Dans le cas de la gestion active, prisée des gestionnaires, les analyses évaluent les titres, mais on croit souvent à tort qu’il est difficile de surpasser constamment le marché. Pourtant, nos gestionnaires y arrivent. Dans le cas de la gestion passive, les gestionnaires investissent dans la même proportion que l’indice, en fonction de la capitalisation boursière ou d’un autre indicateur.

Si l’on applique la gestion passive aux placements ESG, on pourrait présumer qu’ils seront établis en fonction de leur cote ESG. Soit on investit dans les entreprises qui affichent les meilleures notations ESG, soit on exclut celles qui présentent les pires performances, mais, comme vous l’avez mentionné, les notations ESG sont très subjectives. Elles peuvent varier énormément en fonction de leur fournisseur et sont souvent peu corrélées. Voilà pourquoi nous ne sommes pas tout à fait certains de comprendre comment appliquer la stratégie passive aux placements ESG.

La gestion passive consiste essentiellement à confier la gestion active à un fournisseur qui prendra les décisions à notre place. Il importe donc de connaître la méthode qu’il utilise pour établir la notation qui, encore faut-il le préciser, n’est pas objective. Il faut vraiment évaluer comment on peut en tirer parti. Les gestionnaires actifs, j’y reviendrai dans quelques minutes, peuvent offrir une grande valeur lorsqu’il est question de satisfaire les attentes des clients sur le plan des facteurs ESG.

Les gestionnaires passifs excluent souvent certains secteurs, ce qui limite les occasions de rendement. Comme les notations ne varient pas, on pourrait rater des occasions de tirer parti d’améliorations, de réaliser des gains de rendement ou d’investir dans des pionniers du changement. Plusieurs facteurs doivent être pris en compte dans le choix du style de gestion, mais nous croyons que la gestion active offre aux clients et aux investisseurs de meilleures possibilités d’atteindre leurs objectifs et de contribuer concrètement au mouvement.

Finalement, pour ce qui est du vote par procuration, de l’intendance, des interventions auprès des équipes de gestion pour les inciter à agir, on a aussi tendance à penser d’abord à la gestion passive. Les grands gestionnaires d’actif qui investissent de façon passive dans les titres compris dans les indices se targuent d’exercer leurs droits de vote par procuration. Il s’agit d’une décision active, mais d’un autre côté, ils devront conserver leurs titres conformément à la capitalisation boursière de l’indice. On peut douter de leur influence.

Les gestionnaires actifs peuvent vendre leurs titres ou en changer la pondération. Lorsqu’ils interpellent les équipes de direction et communiquent leurs attentes dans le cadre d’un vote par procuration, leur influence est beaucoup plus grande en raison de leur statut d’acheteur discrétionnaire. Comme leurs décisions peuvent avoir de grandes conséquences sur l’évaluation du titre, leurs représentations ont une plus grande portée.

Plusieurs enjeux doivent être analysés et, encore une fois, je doute que la gestion passive puisse répondre aux attentes des clients sur le plan des facteurs ESG.

Jim Morris : Dan, j’ajouterais que les gestionnaires actifs de certains mandats peuvent vendre une entreprise ou un titre à découvert. Ils ont toujours l’option de vendre une partie des titres détenus s’ils ne sont pas satisfaits de la façon dont certains risques sont gérés, mais ils peuvent aussi le vendre à découvert. À ce titre, leur influence est indéniable. Vrai, il est normal que nous ayons une préférence pour la gestion active, car c’est notre style de placement, mais c’est important d’en parler.

Mark Brisley : Je vous écoute et je me dis que la gestion active qui intègre les facteurs ESG est la solution qu’il me faut. Comme Jim l’a mentionné, elle permet d’avoir recours notamment à la vente à découvert, ce qui est l’un de ses avantages. Quelle est la proposition de valeur de Gestion d’actifs 1832 en ce qui a trait aux facteurs ESG?

Dan Yungblut : Comme vous l’avez dit, les cotes ESG varient énormément d’un fournisseur à l’autre et peuvent comporter une grande part de subjectivité. Il ne faut donc pas les voir comme des indicateurs objectifs et passifs. C’est pourquoi, comme gestionnaires actifs, nos décisions ne reposent pas sur les cotes ESG. Nous nous fions plutôt à nos connaissances acquises grâce à notre expérience du secteur des placements, à nos communications avec les entreprises et à notre analyse fondamentale approfondie. Soulignons que les notations ESG ne représentent en aucun cas une indication de la qualité d’un placement dans une entreprise, et les fournisseurs de cotes ESG ne nous contrediront pas là-dessus.

Deux entreprises ayant reçu une notation ESG très élevée peuvent présenter des données fondamentales très différentes et être gérées chacune par une équipe de direction qui n’a pas la même compétence ni la même capacité de mettre en œuvre une stratégie. Dans le cas du Fonds évolution énergétique Dynamique, par exemple, plusieurs entreprises qui ont obtenu une notation ESG élevée n’ont pas été ajoutées au portefeuille, car elles n’ont pas réussi à satisfaire nos critères de qualité à l’étape de l’analyse fondamentale.

De fait, si vous voulez investir dans les sociétés d’énergie renouvelable afin d’accélérer le passage à une économie à faible émission de carbone, vous feriez mieux de privilégier celles qui continueront de développer et de mettre en œuvre des projets d’énergie renouvelable prometteurs à long terme. Les entreprises n’y arrivent pas toutes. Nous préférons investir dans des entreprises qui feront progresser la société. Or, leur notation n’indique pas nécessairement les progrès qui seront réalisés.

Aussi, comme les cotes ESG ne varient pas, elles ne montrent pas la progression des entreprises et vous ne pourrez pas découvrir celles qui sont à l’origine des changements. Certaines entreprises, par exemple une société émettrice de carbone, n’enregistrent peut-être pas encore de bons résultats, mais celles qui investiront dans les technologies de capture de carbone pourront concrètement contribuer à réduire les émissions. Cet exemple sert à illustrer que l’analyse fondamentale permet aux gestionnaires d’interpeller les équipes de direction sur la question et de repérer les entreprises qui progressent. Elles peuvent améliorer leur performance ESG, ce que la gestion passive ne permet pas nécessairement de voir.

Les rencontres régulières avec les équipes de direction ont toujours fait partie intégrante de notre stratégie et sont l’occasion de discuter avec eux de certains enjeux ESG qui, à notre avis, auront d’importantes répercussions sur la valeur de leur titre et leurs données fondamentales. Elles peuvent donner lieu à de véritables changements, chose impossible avec la gestion passive.

Mark Brisley : Dan, pourrions-nous parler plus en détail des communications avec les équipes de direction, qui représentent une grande part de la gestion active d’un portefeuille et des titres qui en font partie? Pourquoi est-ce si important et pourriez-vous nous donner un exemple de ce que nous faisons à l’interne?

Dan Yungblut : Les équipes de direction commencent à tenir compte des facteurs ESG dans leurs évaluations et leur rémunération. Les équipes ont souvent pour objectif d’accroître la valeur de leur entreprise. Certaines décisions peuvent en maximiser la valeur à court terme, mais lui nuire à long terme. Les entreprises qui font des facteurs ESG une priorité et qui intègrent des valeurs sociales à leur mission peuvent accroître la durabilité de leur marque et leur valeur. Les équipes de direction agissent en fonction des facteurs qui, de l’avis des actionnaires et des créanciers, auront un impact à long terme sur les fondamentaux de l’entreprise. On s’attend toujours à ce qu’il en soit ainsi, mais lorsqu’il est question des facteurs ESG, il faut s’assurer que les équipes de direction en tiennent vraiment compte.

Cela fait plusieurs années que nous croyons que l’intégration des facteurs ESG dans les décisions d’une entreprise représentent un bon indicateur de la qualité de la gestion. Les équipes de direction de divers secteurs sont nombreuses à avoir une stratégie bien définie à l’égard des facteurs ESG qu’elles appliquent à l’ensemble de l’entreprise. Elles semblent tout couvrir. On peut soupçonner les entreprises qui n’ont aucune stratégie de se livrer à une mascarade écologique ou à une opération de marketing, car elles en font peu sur le plan social malgré leurs prétentions.

Nous n’hésitons pas à interpeller ces entreprises et à leur rappeler les répercussions que leur comportement peut avoir sur la valeur de leur titre. Si nous ne sommes pas satisfaits, nous pouvons vendre leur titre ou le vendre à découvert. On peut difficilement prédire le résultat après une seule rencontre, c’est pourquoi nous communiquons régulièrement nos attentes à l’équipe de direction et que nous faisons équipe avec d’autres grands gestionnaires d’actif. Il s’agit d’une démarche à long terme.

Je me souviens très bien, il y a 7 ans, d’une conversation avec la direction du plus important producteur de pétrole bitumineux concernant les perspectives d’une baisse de la demande de combustibles fossiles au cours des prochaines décennies. Nous avons évoqué la possibilité de réinvestir les bénéfices tirés de la production de pétrole et de combustibles fossiles dans les énergies renouvelables, une stratégie qui aurait des retombées positives. Nous avons eu la même discussion avec certaines entreprises de pipelines. Notre message a été entendu, car l’un de nos producteurs de pétrole bitumineux est maintenant considéré comme un chef de file mondial de l’investissement dans la capture de carbone.

J’ai récemment eu une longue conversation avec les dirigeants d’un producteur de pétrole bitumineux vu comme un cancre en la matière et je leur ai dit qu’il ne suffisait pas de clamer leur engagement, mais qu’ils devaient s’assurer que les facteurs soient intégrés à l’ensemble de leur stratégie et qu’ils en tiennent compte dans leurs dépenses d’investissement afin de joindre le geste à la parole. Ils ont entendu le message et commencé à intégrer des facteurs à leur planification. Leurs actions sont nettement mieux coordonnées.

Il y a 7 ou 8 ans, je disais aux entreprises du secteur intermédiaire, notamment les entreprises de pipelines, qu’elles devaient miser sur les énergies renouvelables. À l’époque, elles commençaient à se départir de leurs actifs pour adopter une autre stratégie. Nous avons martelé notre message et nous leur avons fait remarquer qu’elles manquaient de vision. Certaines ont recommencé à investir dans les énergies renouvelables. Parfois, les changements se font sur de nombreuses années, mais il est important de répéter le message. Comme gestionnaires actifs, nous avons l’occasion de rencontrer régulièrement les équipes de direction et d’influencer leurs décisions à long terme.

J’ai envie de vous parler également d’un détaillant. Au cours des 18 derniers mois, nous leur avons fait part de notre insatisfaction au sujet des informations concernant leurs initiatives visant les sacs de plastique. Nous les avons prévenus que nous voterions contre les propositions de la direction, ce que nous avons fait. Leurs efforts leur ont permis de remporter le vote de peu et ils n’ont pas été contraints de divulguer les informations. Ils ont toutefois capitulé sous les pressions par la suite. Il faut marteler le message et maintenir la pression. Il faut continuer d’interpeller les équipes de direction sur lesquelles nous pouvons exercer une véritable influence. Les grandes sociétés comme Gestion d’actifs 1832, qui rencontrent régulièrement les équipes de direction, peuvent contribuer à changer les choses et faire une réelle différence.

Jim Morris : Il est intéressant de voir l’évolution du secteur, en raison bien sûr de la réglementation que les gouvernements ont instaurée et de l’influence des consommateurs, qui ont le choix d’acheter les produits ou de retenir les services proposés par une entreprise. Au cours des dernières années, nous avons toutefois observé une vague de changements dans les marchés financiers initiée par l’influence que les facteurs ESG ont sur les investissements. Dan a parlé des entreprises réputées comme de bons ou mauvais joueurs sur les marchés. Les bons joueurs auront accès à plus de capitaux à moindre coût, ce qui se reflétera habituellement dans l’évaluation et le cours de leurs titres au fil du temps.

Au contraire, les mauvais acteurs en seront privés ou pourront en obtenir moins à un coût élevé, ce qui se reflétera encore ici dans l’évaluation et le cours de leurs titres. Les questions de développement durable, les enjeux sociaux et les engagements des investisseurs à cet égard ont une incidence sur les marchés financiers. La capacité d’une entreprise à se financer sur les marchés dictera le comportement qu’elle adoptera.

Mark Brisley : Très intéressant comme perspective. C’est encourageant de voir l’influence que les gestionnaires de placement peuvent avoir sur les entreprises pour les inciter à changer leur comportement. Messieurs, le sujet est tellement vaste que nous pourrions en discuter encore longtemps. Je vais donc m’arrêter ici, mais je crois que nous pourrions terminer notre discussion en expliquant aux investisseurs à l’écoute qui veulent en savoir plus sur la façon d’intégrer les facteurs ESG à leur portefeuille, quelles sont les premières étapes à suivre et les ressources fiables à consulter pour se renseigner d’eux-mêmes.

Dan Yungblut : Tout d’abord, la première personne que l’investisseur devrait consulter est son conseiller financier. Il peut vous expliquer en détail votre approche en matière de placement et vous orienter. Aussi, il existe plusieurs documents sur les placements ESG qui sont accessibles au grand public, notamment ceux du CFA Institute. Le site Web des Principes pour l’investissement responsable parrainés par l’Organisation des Nations Unies contient un vaste éventail de renseignements sur le sujet.

Au Canada, le site Web de l’Association pour l’investissement responsable propose plusieurs ressources. J’inviterais les investisseurs à les consulter et à s’informer sur les concepts dont nous avons parlé. Soulignons encore qu’il est important que les investisseurs déterminent leurs priorités, leurs valeurs et la meilleure stratégie pour atteindre leurs objectifs de placement. Ensuite, ils peuvent approfondir leurs connaissances pour mieux comprendre les concepts et les approches ESG et s’assurer que les produits dans lesquels ils souhaitent investir correspondent bien à leurs attentes.

Jim Morris : C’est un excellent point. Ils doivent prendre le temps d’établir leurs priorités, d’en discuter avec leur conseiller ou de retenir les services d’un professionnel qui peut les aider, et de s’assurer que la solution qui leur est proposée pourra répondre à leurs attentes. Comme Dan l’a expliqué, il existe une panoplie de solutions et il vaut mieux s’assurer que le produit qu’ils achètent pourra leur permettre d’atteindre leurs objectifs.

Mark Brisley : Très instructif, messieurs. Je crois que vous avez touché ici un très bon point. Il est important de faire appel à un conseiller financier qualifié ou à un professionnel qui pourra vous renseigner. Je le répète, le sujet est vaste et je crois que nous l’avons bien survolé, mais ceux qui veulent se lancer peuvent encore approfondir leurs connaissances. Je vous remercie pour ces renseignements et vos points de vue. Comme toujours, au nom de Fonds Dynamique, je remercie nos auditeurs d’avoir été des nôtres. Soyez prudents et prenez bien soin de vous.

Mark Brisley : Vous venez d’écouter un autre balado On the Money de Fonds Dynamique.
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Prenez connaissance du prospectus avant d’investir. Les taux de rendement indiqués correspondent aux rendements totaux historiques, composés chaque année. Ils incluent la variation de la valeur des titres et le réinvestissement de toutes les distributions. Ils ne tiennent pas compte des commissions de souscription et de rachat, des frais optionnels ni des impôts payables par un porteur de titres, qui auraient pour effet de réduire le rendement. Les titres de fonds communs ne sont pas garantis; leur valeur change fréquemment et le rendement antérieur est susceptible de ne pas se répéter.

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